Le demandeur d’asile n’a pas le droit de travailler pendant les 6 mois qui font suite à sa demande.
Passé 6 mois et s’il n’a pas été convoqué par l’OFPRA, il peut :

  • Signer un contrat de travail : le futur employeur doit faire une démarche pour obtenir une autorisation d’embauche auprès de la préfecture via la DREETS (Directions régionales de l’économie, de l’emploi, du travail et des solidarités), anciennement DIRECCTE.
    L’ autorisation est accordée au bout de deux mois si elle répond à des critères très restrictifs (métier en tension, aucune réponse suite à proposition d’embauche auprès de l’ANPE). Bref cette autorisation est difficile à obtenir.
  • Être embauché en CESU (Chèque Emploi service Universel). La demande se fait auprès des services compétents, muni du numéro de sécurité sociale du demandeur.
    Cet emploi ne peut être que de 8h/ semaine et par employeur et concerne uniquement l’aide à la personne, le petit bricolage ou le jardinage.

Exemple de coût (salaire et charge) en CESU
8hX10 €/ de l’heure = 8O€ + 60€ de charge = 140€
L’état reverse la moitié sous forme de crédit d’impôt soit 140 € – 70€ = 70€ pour 8h de travail.

Les CESU sont faciles à obtenir et permettent au demandeur d’asile de prouver sa présence en France, voire au bout de trois ans d’obtenir une carte de séjour, sous certaines conditions.